Afelor Lysinate

Composition

Principes actifs

Ibuprofenum ut Ibuprofenum lysinum.

Excipients

Comprimés pelliculés:

Cellulose microcristalline, povidone K30, carboxyméthylamidon sodique (type A), dioxyde de silicium colloïdal, stéarate de magnésium, opadry II white 85F18422 (composé dalcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350 (E1521), talc (E553b)).

La teneur en sodium des comprimés pelliculés de 200 mg et 400 mg est respectivement de 1.0 mg et 2.0 mg maximum.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Quantité dibuprofène/unité (sous forme de lysinate dibuprofène):

Afelor Lysinate, comprimé pelliculé: 200 mg.

Afelor Lysinate forte, comprimé pelliculé: 400 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Afelor Lysinate est autorisé en automédication pour le traitement à court terme de 3 jours au maximum des indications suivantes:

·douleurs articulaires et ligamentaires;

·douleurs dorsales;

·maux de tête (céphalées);

·maux de dents;

·douleurs menstruelles;

·douleurs après blessures;

·fièvre associée à des affections grippales.

Posologie/Mode d’emploi

Pour atténuer les symptômes, la dose efficace la plus faible devra être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»).

Adultes et adolescents de plus de 12 ans

Afelor Lysinate 200 mg

Dose simple: 1–2 comprimés pelliculés dAfelor Lysinate 200 mg.

Délai entre 2 administrations: 4 à 6 heures.

Dose maximale en automédication: 6 comprimés pelliculés dAfelor Lysinate 200 mg (= 1200 mg dibuprofène) par jour.

Afelor Lysinate forte 400 mg

Dose simple: 1 comprimé pelliculé dAfelor Lysinate forte 400 mg.

Délai entre 2 administrations: 4 à 6 heures.

Dose maximale en automédication: 3 comprimés pelliculés dAfelor Lysinate forte 400 mg (= 1200 mg dibuprofène) par jour.

Sans prescription médicale, Afelor Lysinate est indiqué pour un traitement de courte durée de 3 jours au maximum.

Prendre le comprimé pelliculé avec suffisamment de liquide.

Enfants de moins de 12 ans

Lutilisation et la sécurité dAfelor Lysinate chez les enfants de moins de 12 ans nont jusquà présent pas encore été examinées de façon systématique.

Contre-indications

·Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients selon la composition.

·Anamnèse de bronchospasme, durticaire ou de symptômes semblables à une manifestation allergique après la prise dacide acétylsalicylique ou dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens.

·Troisième trimestre de la grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»).

·Ulcères gastriques et/ou duodénaux actifs ou saignements gastro-intestinaux.

·Maladies intestinales inflammatoires (p.ex. maladie de Crohn, colite ulcéreuse).

·Troubles sévères de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite).

·Insuffisance rénale sévère (clairance à la créatinine <30 ml/min).

·Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III–IV).

·Traitement des douleurs post-opératoires après opération de pontage coronarien (ou après utilisation dune machine coeur-poumons).

Mises en garde et précautions

Avertissement général concernant lutilisation danti-rhumatismaux non stéroïdiens systémiques

Des ulcérations, des hémorragies ou des perforations gastro-intestinales peuvent survenir à tout moment pendant le traitement par des anti-rhumatismaux non stéroïdiens, sélectifs de la COX-2 ou non, sans symptômes avant-coureurs ni signes dans lanamnèse. Afin de limiter ce risque, administrer la dose efficace minimale pendant la durée de traitement la plus courte possible.

Concernant les inhibiteurs sélectifs de la COX-2, un risque accru de complications thrombotiques cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires a été observé au cours détudes contrôlées par placebo. On ne sait pas encore si ce risque est directement corrélé à la sélectivité pour la COX-1/COX-2 de lanti-rhumatismal non stéroïdien concerné. Puisque nous ne disposons pas à lheure actuelle de données détudes cliniques comparables pour libuprofène à une dose maximale et pendant un traitement à long terme, nous ne pouvons pas exclure quun tel traitement présente un risque accru similaire. En labsence de telles données, libuprofène ne doit être administré quaprès une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque en cas de coronaropathie cliniquement avérée, de troubles cérébro-vasculaires, de maladie artérielle oblitérante périphérique et chez les patients présentant des facteurs de risque importants (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme). En raison de ce risque, il convient dadministrer la dose efficace minimale pendant la durée de traitement la plus courte possible.

Les effets des anti-rhumatismaux non stéroïdiens sur le rein incluent une rétention liquidienne avec œdèmes et/ou une hypertension artérielle. Chez les patients présentant une atteinte de la fonction cardiaque et dautres conditions prédisposant à une rétention liquidienne, libuprofène ne doit donc être utilisé quavec prudence. Il convient aussi dêtre prudent pour les patients prenant simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de lenzyme de conversion ainsi quen cas de risque accru dhypovolémie.

En cas de consommation simultanée dalcool lors de lutilisation dAINS, des effets indésirables liés aux principes actifs, en particulier ceux qui affectent le tractus gastro-intestinal ou le système nerveux central peuvent être renforcés.

En cas dutilisation prolongée dantalgiques, des maux de tête peuvent apparaître qui ne devraient pas être traités en augmentant la dose du médicament.

Affections respiratoires

Chez les patients souffrant ou ayant souffert dasthme bronchique, de rhinite chronique ou daffections allergiques, libuprofène peut provoquer un spasme bronchique, une urticaire ou un angio-œdème.

Affections cardiaques, rénales ou hépatiques

Il convient dêtre prudent pour les patients présentant une limitation des fonctions hépatique, rénale ou cardiaque car la prise dAINS peut altérer la fonction rénale. Une prise concomitante habituelle dantalgiques augmente encore ce risque. Chez de tels patients, il convient de choisir la dose la plus basse possible et de contrôler régulièrement la fonction rénale, spécialement en cas de traitement au long cours.

Les anti-rhumatismaux non stéroïdiens peuvent aggraver linsuffisance cardiaque et le taux de filtration glomérulaire et augmenter la concentration plasmatique des glycosides cardiaques.

Sécurité gastro-intestinale

Lutilisation dAfelor Lysinate en combinaison avec des anti-rhumatismaux non stéroïdiens, incluant des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2, doit être évitée, car il existe un risque accru dulcères ou de saignements (voir «Interactions»).

Patients âgés

Chez le patient âgé, les effets indésirables sont fréquents pendant le traitement par anti-rhumatismaux non stéroïdiens, principalement des hémorragies et des perforations gastro-intestinales potentiellement mortelles.

Hémorragies gastro-intestinales, ulcères, perforations

Des cas dhémorragies gastro-intestinales, dulcères ou de perforations potentiellement mortels ont été rapportés en association avec tous les anti-rhumatismaux non stéroïdiens. Ces événements indésirables sont survenus avec ou sans symptômes avant-coureurs et antécédents dévénements gastro-intestinaux, à tout moment du traitement.

Le risque dhémorragies gastro-intestinales, dulcères et de perforation augmente avec la dose danti-rhumatismal non stéroïdien, chez les patients présentant un antécédent dulcère, en particulier en cas de complications (hémorragie ou perforation) (voir «Contre-indication»), ainsi que chez les patients âgés. Chez ces patients, le traitement doit commencer à la dose la plus faible disponible. Pour ces patients, ainsi que pour les patients devant suivre un traitement concomitant par une faible dose dacide acétylsalicylique ou dautres médicaments susceptibles daugmenter le risque gastro-intestinal, il convient denvisager de mettre en place un traitement combiné incluant des médicaments protecteurs (par exemple misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) (voir «Interactions»).

Les patients présentant un antécédent de toxicité gastro-intestinale, en particulier les patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (principalement hémorragies gastro-intestinales), en particulier au début du traitement.

Il convient dêtre prudent pour les patients prenant simultanément des médicaments pouvant accroître le risque dulcères ou dhémorragies, p.ex. corticostéroïdes oraux, anti-coagulants comme la warfarine, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou inhibiteurs de lagrégation plaquettaire comme lacide acétylsalicylique (voir «Interactions»).

En cas de survenue dhémorragies gastro-intestinales ou dulcères chez des patients sous Afelor Lysinate, le traitement doit être interrompu.

En cas de troubles gastro-intestinaux et de troubles fonctionnels hépatiques, libuprofène ne doit être administré que lorsque cela est formellement indiqué, sous surveillance médicale, car il peut aggraver ces troubles (voir «Effets indésirables»).

Effets cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires

Les patients présentant un antécédent dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque décomposée légère à modérée nécessitent une surveillance mesurée et ladministration de conseils, car des accumulations de liquide et des œdèmes ont été rapportés en relation avec un traitement par anti-rhumatismaux non stéroïdiens.

Des études cliniques indiquent que lutilisation dibuprofène, en particulier à une dose élevée (2400 mg par jour), peut être liée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (p.ex. infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral). Dans lensemble, les études épidémiologiques nindiquent pas daugmentation du risque dévénements thrombotiques artériels en cas de prise de faibles doses dibuprofène (p.ex. ≤1200 mg par jour).

Les patients présentant une hypertension non maîtrisée, une insuffisance cardiaque (NYHA II), une maladie cardiaque ischémique existante, une artériopathie oblitérante périphérique et/ou des affections cérébro-vasculaires ne doivent être traités par ibuprofène quaprès mûre réflexion et des doses élevées (2400 mg/jour) doivent être évitées. Il convient dêtre également prudent avant dinitier un traitement prolongé chez des patients présentant des facteurs de risque dévénements cardio-vasculaires (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme), notamment lorsque des doses élevées dibuprofène (2400 mg/jour) sont nécessaires.

Réactions cutanées

Des cas très rares de réactions cutanées graves, certaines mortelles, incluant dermatite exfoliante, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ainsi quexanthème médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été rapportés pendant un traitement par anti-rhumatismal non stéroïdien (voir «Effets indésirables»).

Le risque maximal de réactions de ce type semble être présent au début du traitement; en effet, la majorité de ces réactions ont eu lieu au cours du premier mois de traitement. Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en lien avec des médicaments contenant de libuprofène. Dès les premiers signes déruption cutanée, de lésion muqueuse ou autres signes dhypersensibilité, le traitement par Afelor Lysinate doit être interrompu.

Dans des cas exceptionnels, une infection par la varicelle peut entraîner des infections cutanées et des complications au niveau des parties molles. Jusquà présent, limplication dAINS dans une aggravation de ces infections na pas pu être exclue. Il est donc conseillé déviter ladministration dAfelor Lysinate en cas dinfection par la varicelle.

Effets sur les reins

Les patients souffrant dune forte déshydratation ou de modifications postopératoires de la volémie doivent être réhydratés avant de commencer un traitement avec libuprofène et être ensuite étroitement surveillés. Il existe un risque de trouble de la fonction rénale, spécialement chez les enfants, les adolescents et patients âgés déshydratés.

Pendant un traitement de longue durée, comme chez les autres antirhumatismaux non stéroïdiens, une nécrose papillaire rénale et dautres pathologies rénales peuvent apparaître. Une toxicité rénale a également pu être observée chez des patients chez lesquels les prostaglandines rénales jouent un rôle compensateur dans la perfusion rénale. Chez ces patients, ladministration dantirhumatismaux non stéroïdiens peut inhiber la synthèse de prostaglandine dans les reins en fonction de la dose administrée, diminuer lirrigation sanguine des reins et provoquer une décompensation rénale manifeste. Ces réactions apparaissent principalement chez les patients souffrant dinsuffisance fonctionnelle hépatique, rénale ou cardiaque, lors de la prise concomitante de diurétiques ou dinhibiteurs de lECA (enzyme de conversion de langiotensine) et chez les patients âgés.

Effets hématologiques

Tout comme les autres antirhumatismaux non stéroïdiens, libuprofène inhibe lagrégation thrombocytaire et allonge le temps de saignement.

Dissimulation des symptômes dune infections sous-jacente

Libuprofène peut masquer les symptômes dune infection, ce qui peut retarder la mise en place dun traitement adéquat et ainsi aggraver lévolution de linfection. Cest ce qui a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire dorigine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. LorsquAfelor Lysinate est administré pour soulager la fièvre ou la douleur liée à linfection, il est conseillé de surveiller linfection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou sils saggravent.

Méningite aseptique

Des cas isolés de symptômes dune méningite aseptique ont été rapportés lors de lutilisation de libuprofène. Les patients ayant développé un lupus érythémateux ou une collagénose semblent y être prédisposés. Toutefois, la méningite aseptique a aussi été observée chez les patients nayant aucune de ces maladies chroniques.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Autres anti-rhumatismaux non stéroïdiens, salicylates inclus

Ladministration simultanée de plusieurs anti-rhumatismaux non stéroïdiens, incluant les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2, peut augmenter le risque dulcères et dhémorragies gastro-intestinales en raison de leffet synergique. Lutilisation simultanée dibuprofène et dautres anti-rhumatismaux non stéroïdiens doit donc être évitée (voir «Mises en garde et précautions»). Lacide salicylique empêche la liaison de libuprofène aux protéines.

Glucocorticoïdes

Renforcement des effets secondaires gastro-intestinaux, augmentation du risque dhémorragies gastro-intestinales et dulcérations (voir «Mises en garde et précautions»).

Alcool

Renforcement des effets secondaires gastro-intestinaux, augmentation du risque dhémorragies gastro-intestinales.

Diurétiques, antihypertenseurs, bêta-bloquants

Les AINS peuvent réduire lefficacité des diurétiques, antihypertenseurs tels que les inhibiteurs de lECA et les bêta-bloquants. Les diurétiques peuvent aussi augmenter le risque de néphrotoxicité des AINS.

Probénécide, sulfinpyrazone

Libuprofène est éliminé plus lentement, laction uricosurique du probénécide et de la sulfinpyrazone est réduite.

Anticoagulants oraux

Les anti-rhumatismaux non stéroïdiens peuvent renforcer leffet des anti-coagulants comme la warfarine (voir «Mises en garde et précautions»).

Inhibiteurs de lagrégation plaquettaire et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Risque accru dhémorragies gastro-intestinales (voir «Mises en garde et précautions»).

Aminoglycosides

Les anti-rhumatismaux non stéroïdiens peuvent limiter lélimination des aminoglycosides.

Acide acétylsalicylique

Des données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber de manière compétitive leffet antiagrégant plaquettaire dune faible dose concomitante dacide acétylsalicylique. Bien que lextrapolation de ces données en clinique ne permette pas démettre de conclusion formelle, il ne peut être exclu que leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose puisse être réduit lors dun traitement au long cours par ibuprofène. Un effet cliniquement pertinent semble improbable lors de la prise occasionnelle dibuprofène (voir «Propriétés/Effets»).

Antidiabétiques oraux

Leffet des antidiabétiques oraux (sulfonylurées) peut être renforcé par libuprofène comme par dautre AINS. De rares rapports ont fait état dhypoglycémie chez des patients traités aux sulfonylurées qui avaient reçu de libuprofène. Il convient de contrôler régulièrement le taux de glycémie et dadapter au cas échéant la dose dantidiabétiques.

Antagonistes des récepteurs histaminiques H2

Une interaction dimportance clinique de libuprofène avec la cimétidine ou la ranitidine na pas été prouvée.

Digoxine

Il se peut que la concentration plasmatique de la digoxine soit augmentée.

Phénytoïne

La concentration plasmatique de la phénytoïne peut être augmentée.

Lithium

Il est recommandé de contrôler les concentrations plasmatiques du lithium.

Méthotrexate

Augmentation de la toxicité du méthotrexate. Les AINS peuvent inhiber la sécrétion tubulaire du méthotrexate et en réduire la clairance.

Baclofène

La toxicité du baclofène est accrue.

Quinolones

Laction centrale est augmentée.

Cholestyramine

En cas dutilisation simultanée dibuprofène et de cholestyramine, labsorption de libuprofène dans le tractus gastro-intestinal peut être réduite. Cependant, limportance clinique est inconnue.

Cyclosporine

Leffet toxique sur les reins peut être augmenté.

Extraits végétaux

Le ginkgo-biloba peut renforcer le risque dhémorragies lié aux anti-rhumatismaux non stéroïdiens.

Mifépristone

Théoriquement, une diminution de lefficacité de la mifépristone peut avoir lieu en raison des propriétés antiprostaglandines des AINS. Des preuves limitées suggèrent que ladministration concomitante dAINS le jour de la prise de prostaglandines na pas une influence défavorable sur leffet de la mifépristone ou des prostaglandines sur la maturation cervicale ou la contractilité utérine et que lefficacité dune interruption de grossesse nest pas réduite.

Antibiotiques quinolones

Des études effectuées sur les animaux ont montré que sous traitement aux AINS des convulsions, en association avec des quinolones, peuvent être entraînées plus fréquemment. Le risque de convulsions peut être augmenté chez les patients traités par des quinolones en association avec des AINS.

Tacrolimus

En cas dadministration conjointe de tacrolimus et dAINS, le risque dune néphrotoxicité peut être élevé.

Zidovudine

Ladministration conjointe de zidovudine et dAINS augmente le risque dune toxicité hématologique. Il existe des indications dun risque accru dhémarthose et dhématomes chez les patients hémophiles VIH(+) qui suivent un traitement concomitant par zidovudine et AINS.

Inhibiteurs du CYP2C9

Ladministration concomitante dibuprofène et dinhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter lexposition de libuprofène (substrat du CYP2C9). Une étude sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9) a montré une augmentation de lexposition au S(+)-ibuprofène denviron 80 à 100%. Une réduction de la posologie de libuprofène doit être envisagée lorsque de forts inhibiteurs du CYP2C9 sont administrés simultanément, surtout quand on administre des doses élevées dibuprofène soit avec le voriconazole ou le fluconazole.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Linhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir une incidence négative sur la grossesse ainsi que sur le développement embryonnaire et foetal. Selon certaines données tirées détudes épidémiologiques, ladministration dinhibiteurs de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse accroît en effet le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de gastroschisis. On présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.

Chez les animaux, il est prouvé que ladministration dinhibiteurs de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré- et post-implantatoires ainsi que la létalité embryo-foetale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, notamment cardiovasculaires, a été rapporté chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la phase de lorganogenèse.

Premier et deuxième trimestre

Pendant les premier et deuxième trimestre de grossesse, libuprofène ne doit être administré quen cas de nécessité absolue. Si libuprofène est donné à une femme qui envisage une grossesse ou qui est au premier ou au deuxième trimestre de sa grossesse, la dose doit être aussi faible et la durée du traitement aussi courte que possible.

Oligohydramnios / insuffisance rénale néonatale / rétrécissement du canal artériel

La prise dAINS à partir de la 20 semaine de grossesse peut provoquer des troubles de la fonction rénale du fœtus, qui peuvent entraîner un oligohydramnios et dans certains cas, une insuffisance rénale néonatale. Ces effets indésirables surviennent en moyenne après quelques jours à quelques semaines de traitement, mais des oligohydramnios ont été rapportés, dans de rares cas, dès 48 heures après le début dun traitement par AINS. Loligohydramnios est souvent réversible à larrêt du traitement, mais pas toujours. Les complications dun oligohydramnios prolongé comprennent par exemple des contractures des membres et une maturation pulmonaire tardive. Depuis la mise sur le marché, des méthodes invasives telles quune transfusion déchange ou une dialyse ont été nécessaires dans quelques cas de fonction rénale néonatale réduite.

En outre, un rétrécissement du canal artériel a été observé à la suite du traitement au deuxième trimestre, avec un retour à la normale après larrêt du traitement dans la plupart des cas.

Il y a lieu denvisager une surveillance par échographie du liquide amniotique et du cœur du fœtus lorsque le traitement par Afelor Lysinate se prolonge au-delà de 48 heures. En cas de survenue dun oligohydramnios ou de rétrécissement du canal artériel, arrêter Afelor Lysinate et procéder aux examens de suivi selon la pratique clinique.

Troisième trimestre

Libuprofène est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse. Tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:

exposer le foetus aux risques suivants:

·toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire);

·atteintes rénales allant jusquà linsuffisance rénale et loligohydramnios.

exposer la mère et lenfant aux risques suivants:

·allongement potentiel de la durée des saignements, un effet antiagrégant plaquettaire pouvant intervenir même après administration de doses très faibles;

·inhibition des contractions utérines retardant ou allongeant laccouchement.

Lutilisation dibuprofène nest pas recommandée pendant le travail et laccouchement. Le début des contractions peut être retardé et leur durée allongée. De plus, des saignements peuvent apparaître plus fréquemment chez la mère et lenfant.

Fertilité

Lutilisation de libuprofène peut avoir un impact négatif sur la fécondité féminine et nest dès lors pas recommandée aux femmes qui envisagent une grossesse. Larrêt des traitements à base dibuprofène devrait également être envisagé chez les femmes qui ne parviennent pas à débuter une grossesse ou qui subissent des tests de fécondité.

Allaitement

Les AINS passent dans le lait maternel. Par mesure de précaution, libuprofène ne doit donc pas être administré aux femmes qui allaitent. Si le traitement savère indispensable, il convient alors de nourrir lenfant au biberon.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude pertinente na été menée. Des effets secondaires occasionnels de libuprofène sur le système nerveux central, tel que la limitation de la capacité de réaction, sont toutefois connus. Ceci devrait être pris en compte, lorsquune attention soutenue est nécessaire, notamment lors de la conduite automobile ou lutilisation de machines. Cela vaut particulièrement pour la prise simultanée avec de lalcool.

Effets indésirables

Les effets secondaires les plus fréquemment observés avec les anti-rhumatismaux non stéroïdiens affectent lappareil digestif. Des ulcères gastro-duodénaux, des perforations ou des hémorragies, parfois mortels, peuvent survenir, en particulier chez les patients âgés (voir «Mises en garde et précautions»). Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipations, troubles de la digestion (dyspepsie), douleurs abdominales, selles noires, hématémèses, stomatites ulcéreuses, aggravations de colite et de maladie de Crohn (voir «Mises en garde et précautions») ont été rapportés après utilisation. Des cas de gastrite ont été observés, plus rarement. De rares cas de perforation gastro-intestinale ont été rapportés après utilisation dibuprofène.

Une aggravation des inflammations cutanées liées aux infections (p.ex. apparition dune fasciite nécrosante) a été décrite lors de lutilisation concomitante dAINS. Dans des cas exceptionnels, des infections cutanées sévères et des complications au niveau des parties molles peuvent survenir au cours dinfections dues au virus de la varicelle. Par conséquent, le patient doit consulter immédiatement un médecin si des signes dinfection apparaissent ou si une telle infection saggrave pendant lutilisation dibuprofène.

Des données cliniques et épidémiologiques indiquent que lutilisation dibuprofène, en particulier à une dose élevée (2400 mg par jour) et dans le cadre dun traitement prolongé, peut être liée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (p.ex. infarctus et AVC) (voir «Mises en garde et précautions»).

Les effets indésirables suivants ont été observés avec libuprofène. Les indications de fréquence correspondent aux conventions suivantes: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100, <1/10), «occasionnels» (≥1/1000, <1/100), «rares» (≥1/10000, <1/1000), «très rares» (<1/10000), «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles):

Infections et infestations

Occasionnel: Rhinite.

Rare: Méningite aseptique.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare: Altérations de la formule sanguine telles que leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie, neutropénie, anémie aplastique, anémie hémolytique (décrite dans linformation destinée aux patients comme «angine, forte fièvre, tuméfaction des ganglions lymphatiques de la région du cou»).

Affections du système immunitaire

Occasionnel: Hypersensibilité.

Rare: Réaction anaphylactique, lupus érythémateux, anémie hémolytique auto-immune.

Affections psychiatriques

Occasionnel: Insomnie, anxiété.

Rare: Dépressions, états confusionnels.

Très rare: Etats psychotiques.

Affections du système nerveux

Fréquent: Effets secondaires sur le système nerveux central tels que limitation de la capacité de réaction (principalement en association avec lalcool), céphalées, vertiges.

Rare: Paresthésies, somnolence.

Affections oculaires

Occasionnel: Troubles visuels. Les troubles visuels sont généralement réversibles à larrêt du traitement.

Rare: Amblyopie toxique, névrite optique, neuropathie optique toxique.

Affections de loreille et du labyrinthe

Occasionnel: Bourdonnements doreille, troubles auditifs, vertige.

Affections cardiaques

Très rare: Défaillance cardiaque, infarctus du myocarde.

Affections vasculaires

Très rare: Hypertension.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Occasionnel: Asthme, bronchospasme, dyspnée, risque dœdème pulmonaire aigu chez les patients présentant une insuffisance cardiaque.

Affections gastro-intestinales

Fréquent: troubles digestifs, diarrhée, nausées, vomissements, constipation, douleurs abdominales, ballonnements, selles goudronneuses, hématémèse, hémorragies gastro-intestinales.

Rare: gastrite, ulcérations gastro-intestinales, stomatite ulcéreuse, perforations gastro-intestinales.

Très rare: Pancréatite.

Fréquence inconnue: Exacerbation dune colite ou dune maladie de Crohn. Une sensation transitoire de brûlure dans la bouche ou dans la gorge peut être ressentie au moment de la prise.

Affections hépatobiliaires

Rare: Hépatite, ictère, troubles de la fonction hépatique.

Très rare: Insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: Exanthème.

Rare: Urticaire, prurit, purpura, angiœdème, photosensibilité.

Très rare: Réactions dhypersensibilité sévères, p.ex. érythème polymorphe et réactions cutanées bulleuses tels que syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell).

Fréquence inconnue: Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), syndrome dhypersensibilité médicamenteuse, exanthème avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS).

Affections du rein et des voies urinaires

Rare: Néphrotoxicité sous formes diverses tels que nécrose papillaire des reins, néphrite interstitielle, troubles de la fonction rénale avec formation dœdèmes et jusque à linsuffisance rénale.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Occasionnel: Fatigue.

Rare: Oedèmes.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Toxicité

Des signes et symptômes dune toxicité nont en général pas été rapportés à des doses inférieures à 100 mg/kg chez les enfants ou les adultes. Cependant, dans certains cas, des mesures de soutien sont nécessaires. Chez les enfants, une manifestation de signes et symptômes dune toxicité a été rapportée après la prise dune dose de 400 mg/kg ou plus.

Une utilisation prolongée à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une hypokaliémie sévère et une acidose tubulaire rénale. Les symptômes peuvent inclure une altération de la conscience et une faiblesse généralisée.

Signes et Symptômes

La plupart des patients ayant pris des doses considérables dibuprofène ont développé des symptômes dans les 4-6 heures. Les symptômes dun surdosage les plus fréquemment rapportés sont des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une léthargie et une somnolence. Les effets sur le système nerveux central sont des maux de tête, des acouphènes, des vertiges, des convulsions et une perte de connaissance. De rares cas ont également été rapportés de nystagmus, dacidose métabolique, dhypothermie, deffets rénaux, de saignements gastro-intestinaux, de coma, dapnée et de dépression du SNC et respiratoire. Une toxicité cardiovasculaire incluant hypotension, bradycardie et tachycardie a aussi été rapportée. En cas de surdosage significatif, une insuffisance rénale et des lésions hépatiques sont possibles. Des surdosages élevés sont en principe bien tolérés, lorsquaucun autre médicament nest pris de façon concomitante.

Traitement

Il ny a pas dantidote spécifique en cas de surdosage à libuprofène. Un traitement symptomatique doit être apporté aux patients en fonction des besoins. Dans lheure qui suit la prise dune dose potentiellement toxique, on peut envisager lutilisation de charbon actif. Au besoin, corriger léquilibre électrolytique du sérum.

Lorsque le médicament est déjà absorbé, il faut donner des substances alcalinisantes qui favorisent lexcrétion urinaire de libuprofène acide.

Pour les informations les plus actualisées, on peut contacter le centre de toxicologie local.

Propriétés/Effets

Code ATC

M01AE01

Mécanisme d’action

Libuprofène est un antirhumatismal non stéroïdien pourvu dune courte demi-vie délimination et dont les propriétés analgésiques, antiphlogistiques et antipyrétiques lui confèrent lefficacité thérapeutique requise dans les affections rhumatismales.

Les différentes formes galéniques permettent dinstaurer une thérapie adaptée à chaque patient.

Les prostaglandines sont responsables des manifestations douloureuses et inflammatoires. Or, libuprofène exerce une activité inhibitrice prononcée sur la synthèse des prostaglandines, ce qui explique son effet analgésique, antiphlogistique et antipyrétique.

Linhibition de lagrégation thrombocytaire, non exploitée en thérapeutique, laction ulcérigène, la rétention hydrosodée ainsi que les réactions bronchospastiques, en tant queffets indésirables potentiels, reposent sur le même mécanisme.

Bien que libuprofène influe sur lagrégation thrombocytaire et sur le temps de saignement, il nen résulte aucune modification clinique significative ni du temps de prothrombine ni du temps de coagulation.

Des données expérimentales indiquent que libuprofène peut inhiber de manière compétitive lefficacité de lacide acétylsalicylique faiblement dosé sur lagrégation plaquettaire en cas dadministration concomitante. Dans quelques études pharmacodynamiques, une diminution de leffet de lacide acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou lagrégation plaquettaire a été observée lorsque libuprofène à la dose de 400 mg était administré dans les 8 heures précédant la prise de 81 mg dacide acétylsalicylique à libération immédiate ou dans les 30 minutes consécutives. Bien que lextrapolation de ces données cliniques ne permette pas démettre de conclusion formelle, il ne peut être exclu que leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose puisse être réduit lors dun traitement au long cours par ibuprofène. Un effet cliniquement pertinent est improbable en cas de prise occasionnelle dibuprofène (voir «Propriétés/Effets»).

Le lysinate dibuprofène possède les mêmes propriétés pharmacologiques que libuprofène, mais se différencie par une hydrosolubilité plus élevée.

Pharmacodynamique

Voir «Mécanisme daction».

Efficacité clinique

Pas de donnée disponible.

Pharmacocinétique

Absorption

Libuprofène est rapidement absorbé, principalement dans lintestin grêle. La concentration plasmatique maximale de 37,2 mg/l (comprimé pelliculé) est atteinte en environ 30 minutes après une dose orale de lysinate dibuprofène équivalente à 400 mg dibuprofène.

Si libuprofène est pris après un repas, labsorption est considérablement plus lente et les concentrations plasmatiques maximales sont plus faibles.

Après administration orale dune dose unique de 400 mg dibuprofène, une concentration maximale de 8-13 µg/ml est atteinte dans la synovie au bout de 6 heures.

Distribution

Libuprofène est lié aux protéines plasmatiques à raison de 99%. La liaison est réversible.

Métabolisme

Plus de 50 à 60% dune dose orale dibuprofène sont métabolisés dans le foie sous forme de 2 métabolites inactifs A + B et de leurs conjugués.

Le métabolisme de libuprofène est semblable chez lenfant et chez ladulte.

Élimination

La demi-vie plasmatique est de 1½-2 heures. Du fait de sa brièveté, des prises répétées de libuprofène nentraînent pas daccumulation. Libuprofène et ses métabolites sont presque totalement éliminés 24 heures après ladministration orale.

Il est excrété par les reins principalement sous forme de métabolites inactives.

Données précliniques

Potentiel mutagène et tumorigène

Des études de mutagénicité in vitro et in vivo (bactéries et lymphocytes humains) nont pas mis en évidence deffet mutagène de libuprofène. Des études sur le potentiel tumorigène de libuprofène chez les rats et les souris nont pas démontré deffet cancérigène de libuprofène.

Toxicité sur la reproduction

Des études expérimentales sur deux espèces animales ont montré que libuprofène traverse le placenta et inhibe lovulation (chez le lapin). Plusieurs études expérimentales sur le rat et le lapin ont mis en évidence que ladministration dun inhibiteur de la synthèse de prostaglandines provoque une augmentation des pertes pré-implantatoires et post-implantatoires, de la mortalité embryo-fœtale et des retards de la croissance intra-utérine. On a rapporté également des incidences accrues de différentes malformations, dont des malformations cardio-vasculaires telles que des malformations de la cloison interventriculaire, chez les animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse de prostaglandines pendant la phase dorganogenèse. Avec libuprofène, ces malformations ont été observées à des doses 2-3 fois supérieures à la dose journalière maximale recommandée chez lêtre humain (sur la base des données dexposition extrapolées).

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Rarement: Augmentation de lazote uréique, des transaminases et de la phosphatase alcaline dans le sérum; baisse de lhémoglobine et de lhématocrite. Diminution de la concentration sérique de calcium. Inhibition de lagrégation thrombocytaire et allongement du temps de saignement.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C et hors de la portée des enfants.

Remarques concernant la manipulation

Les comprimés pelliculés ne sont pas destinés à être partagés pour ladministration dune demi-dose.

Numéro d’autorisation

69416 (Swissmedic).

Présentation

Afelor Lysinate 200 mg: emballage de 20 comprimés pelliculés. [D]

Afelor Lysinate forte 400 mg: emballage de 10 comprimés pelliculés. [D]

Titulaire de l’autorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de l’information

Juillet 2023.